Galerie BaltHazaR, Dona Levy

art moderne et contemporain, La Garde Freinet, Provence, France. © dona levy

28 novembre 2008

Jacques BADEAU

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             Jacques BADEAU

Peinture et pointes sèches

du 13 au 30 septembre 2008

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Halte à  ceux qui ne veulent voir dans la peinture que des éléments décoratifs pour égayer leurs murs! La dernière série de Jacques Badeau n'est pas de cet ordre.

Elle parle du dernier tableau de Van Gogh, de cette toile peinte juste avant son suicide à Auvers-sur-Oise, "Champ de blé aux corbeaux" où l'on voit simplement une nuée d'oiseaux noirs planant au dessus d'un champ jaune, entre chien et loup, un soir d'été.

Quelques lignes horizontales.

L'exercice auquel s'est soumis Jacques Badeau n'était pas facile. Tirer de ce tableau les lignes maîtresses, jusqu'à la corde, n'en garder que le squelette.

Aller à l'essentiel, puis, rechercher l'expression contemporaine de cette icône hautement symbolique d'une tragédie. Repérer l'épure, trouver les lignes de force et adopter le propos, le faire sien.

Rencontrer le peintre Van Gogh pour retrouver en lui non pas le geste, non pas les couleurs, mais l'homme, dans sa condition ultime, retrouver son état, son appréhension, sa profondeur. Cet homme, qui n'était qu'un pauvre humain de la fin du XIX ème siècle, s'abandonne dans la peau et les brosses de cet autre humain qu'est Badeau, 120 ans plus tard... C'est un hommage, un héritage, un prolongement, une façon personnelle de faire revivre l'homme Van Gogh.

Et la vie reprend ses droits.

Quelques lucioles éparses, taches de couleur dans ces gris lumineux, dans ces bruns de limon et ces blancs primordiaux... Deux ailes noires s'ouvrent sur ses triptyques, formes de prédilection chez le peintre, (voir l'expo de 2005) rappelant ces corvidés  qui après tout n'ont pour malheur que d'être noirs ! Ode au corbeau, transformé sous les doigts de l'artiste en oiseau  par excellence, majestueux, superbe. Alors, comment fait-il, ce magicien de Badeau pour que ses tableaux issus d'une telle tragédie, comme ces oiseaux, nous transportent de joie et d'émerveillement ? est-ce la subtilité de ses couleurs, le raffinement de ses matières, est-ce cette union de la force et de la délicatesse ?

Allez comprendre !                D.L

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Jacques Badeau est né  à Issé en Loire Atlantique

Professeur à l'Ecole Supérieurz E.C.Vd'Aixen Provence

Expose depuis 35 ans (Paris Nice, La Havane ...) et est

présent dans les musées de Séoul, Nantes et en vidéo à Beaubourg

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cliquez sur chaque photo pour l'agrandir

            

Posté par dona levy à 23:28 - Jacques BADEAU - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


06 avril 2007

Jacques BADEAU

EXPOSITION

Jacques BADEAU à la Galerie BaltHazaR

21 Juillet-10 août 2005

Secret, sacré,  panneau enrichi de deux acolytes, annexes subordonnées  et pourtant essentielles, le triptyque nous trouble. Pourquoi Jacques Badeau a t’il choisi d’explorer cette forme symbolique évoquant  instantanément les travaux des peintres médiévaux ? Un choc à la Cathédrale d’Aix en Provence, devant le buisson ardent de Nicolas Froment a déclenché le mouvement, et il nous en propose une transcription contemporaine, où graphes, palimpsestes et musicalité se conjuguent en de remarquables compositions faites avant tout de peinture...

Triptyques

ouvert                                          fermé

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     J (vendu)

...

Lorsqu’il est fermé, le triptyque de Badeau  est l’humilité même, le non-dit. Il est souvent gris, parfois marqué de quelques signes laissant augurer un événement. Un rai de lumière coloré le scinde en deux parties égales, mais rien n’est encore  décelé … le triptyque ne s’ouvre pas au premier venu, il choisit son  interlocuteur … Est-ce à un dieu hypothétique que le peintre s’adresse, ou à ses pairs, les humains ? Et ces griffes sur les battants ouverts  sont-elles sacrilège  ou bien simple représentation de notre monde ? Par les portes du triptyque nous pénétrons dans une description condensée de l’époque.

Une époque grave, où l’on voit pourtant se lier aux noirs profonds les couleurs, aux couleurs  les rythmes, telles des touches de piano dansant dans les turbulences.

Enfin ouvert, le triptyque nous offre sa force…et là, quelques fleurs de sang s’éparpillent en un bouquet précieux …là, tout miroir  choisi, réfléchi, abandonné se livre. Et c’est justement parfois d’un livre qu’il s’agit, d’un livre ouvert, d’un livre d’homme, qui va opérer comme reflet de l’altérité…

Quant aux estampes,  numérotées 1/1 c’est l’union habile de la peinture et de la gravure:  pointe sèche sur une plaque de métal, empreintes et traces de divers matériaux... puis, vient le travail d’essuyage que l’on dit  « retroussé », laissant sur la plaque un film imperceptible mais qui révèlera toute leur intensité à ces figures singulières...  Apparitions, disparitions, là encore, Jacques Badeau joue sur l’entre-deux, et ses fantômes d’encre nous coupent le souffle.

Dona Levy

2005

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Posté par dona levy à 18:57 - Jacques BADEAU - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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