27 juillet 2009
Alain Nahum
Alain Nahum
Photo
du 13 août au 6 septembre 2009
Invit_AN_JC
Vernissage
Jeudi 13 août
à partir de 18h
5, rue du Château
La Garde Freinet
06 18 99 34 90
Ouvert de 11h à 12h30 et de 18h à 19h30
du mardi au dimanche matin et sur rendez-vous
Les petits mots collés sur les colonnes de gouttières sont autant de bouteilles jetées à la mer et qui pourtant atteignent à tous les coups leur but.
On s'étonne de voir combien, à l'heure du net, les petits mots inscrits sur ces colonnes sont de précieux échanges entre nous, petits humains, quidams de la balade et de la déambulation dans les rues de nos villes. Voyez, observez comme l'écrit attire l'œil. Les gens s'arrêtent, lisent, notent des adresses... Une nouvelle fois, Alain Nahum nous invite à voir au delà du message proprement dit, ce qui, dans les déchirures et les superpositions, apparaît au final. Ces petits papiers deviennent à travers l'objectif, ce que les surréalistes appelaient des cadavres exquis... Car exquises sont les photos d'Alain Nahum, (ami des Pataphysiciens !), qui détournent le regard sans toucher à l'objet lui-même. Ces petits mots que le hasard a réunis sont parfois tragiques, des appels au secours, parfois délicieux, des invitations à danser sur les cordes de la vie... ils sont en tous cas toujours une découverte incongrue et impertinente, souvent cocasse. Inutile de rappeler que les photos d'Alain Nahum sont de qualité exceptionnelle, tirées à 8 exemplaires, numérotées et signées par l'artiste
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Quelques photos vu vernissage
à gauche, Jean Charasse
à droite Alain Nahum
28 novembre 2008
Alain NAHUM
Dona Levy
expose
Alain Nahum
Dessins et Photos
du 18 Juillet au 12 Août 2007
I ) Ses photôômes extraordinaires
Papiers de nuit
Photos
Quoi de plus banal, de plus ordinaire qu’un papier mouillé, qu’un mouchoir tombé dans le caniveau un jour de pluie. Alain Nahum nous convie à découvrir leur état second.. Ces déchets voués avec raison aux gémonies et à nos poubelles, échappent, l’espace d’une fraction de seconde, à leur sinistre destin.
Ils se métamorphosent et, d’objets terre-à-terre deviennent, sous l’objectif –subjectif d’Alain, des sujets aériens. Délivrés de leur condition de déchet, ils apparaissent dans une autre dimension et deviennent alors danseur ou vierge folle, homme des sables ou djinn. Les gouttes de pluie se transforment en ciel étoilé...
Les tirages de haute qualité vont des noirs les plus profonds aux blancs étincelants et l’on a peine à croire que ces gracieux fantômes sont des photos, tout simplement des photos, sans la moindre retouche, qu’un quidam, ému ou enrhumé, a laissé tomber là, sur l’asphalte.
Ses ombres suspendues
lire le texte de Daniel Sibony__"ombres_suspendues"
II) Et les dessins du même Alain NAHUM
Murmures
Dessins
Sur les murs de nos villes, des ombres se révèlent et réveillent nos mémoires.
Surgissant des aspérités, des formes se dégagent, silhouettes multiples aux regards inquiets, étonnés, émerveillés, corps emmêlés comme un puzzle d’âmes émergeant des surfaces minérales. Alain Nahum sait les repérer et nous les livre comme des évidences, les soulignant d’un simple trait de pastel ou de fusain. Ou bien, il se saisit des grains du papier, des pliures, des cassures, qui restituent si bien la rugosité de vieux enduits sur lesquels ses dessins virent par enchantement en graffitis.
De l’enfant au vieillard, toute la gamme des expressions humaines se lit sur les visages de ces petits êtres, rassemblés par la famille ou par l’exil. Lovelovés dans l’unité enveloppante des sentiments, continents réunis après la dérive, toutes ces créatures, fragiles et innocentes se confondent et dévoilent mille émotions allant de la surprise à l’égarement, de la jouissance à la confiance, de la peur à la compassion ... Elles nous relatent la vérité simple d’un geste, d’une rencontre, d’une main posée sur une épaule, d’une lèvre contre une joue...
Le gris de la cité, l’ocre de la terre, le rouge de la brique s’harmonisent en un décor aux fondamentales couleurs urbaines.
Les deux techniques procèdent de la même démarche. Alain Nahum , tel un anthropologue, tente de retrouver la trace que laisse l’humain sur son passage, et son regard agit comme un puissant révélateur,
pour notre plus grand plaisir ! DL.
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all photos copyright Alain Nahum
Au cœur du massif des Maures, à La Garde Freinet, galerie Balthazar Alain Nahum expose dessins et photos, pour la première fois ensemble. Depuis ses premiers travaux sur les passages piétons et leurs résonances graphiques*, il poursuit sa traque de l’humble non vu, scotomisé car trop banal et habituel. La prolifération des signes ou des traces occulte généralement leur intérêt. Trop, comme une évidence, dispense de réflexion. Marc de café, murs écaillés, plantes desséchées, affichettes dilacérées, débris jetés au sol, empreintes ou vestiges, ne sont qu’abandons, déchets ou usures tellement accoutumés qu’on n’y prête plus guère attention, sinon pour les omettre. Sécrétions naturelles, sécrétions humaines, sécrétions sociales, gestes intemporels, gestes universels. L’art est humblement tapi sous nos pas, il bourgeonne au trottoir. Le minuscule monumental n’attend qu’un regard pour apparaître en majesté. Magie évocatrice du détritus, hideuse beauté rimbaldienne de nos abandons. Il faut un œil attentif, exercé, curieux, sans cesse à l’affût, de jour comme de nuit, pour les saisir. « Donner à voir » est le beau titre d’un recueil de Paul Eluard
![]()
Capteur de mouvement puisque cinéaste, notre homme est aussi photographe à l’arrêt. Il débusque les métamorphoses de notre quotidien pour en célébrer la noblesse imprévue ; il nous confie ses étonnements instantanés en fixant les reflets de passants pressés par la pluie. Ils vont à pas rapides se mettre à l’abri ; son objectif les saisit tranquillement à revers et nous en propose des visions surréelles parfois proches de Magritte. L’insolite est l'habitué. Nahum nous prend sans cesse au dépourvu, simplement, sans aucune malice. Parce qu’il témoigne il nous convoque : parmi tout, voilà ce qui mérite aussi une extrême attention, regardez puisque c’est de nous qu’il s’agit. Archéologue du présent il nous montre les elfes, les danseuses et les tessons de l’antique Perse ou de l’Etrurie dont est constellé notre espace public. Tout change, croit-on, alors que dans le même temps tout demeure à l‘identique. Là où il y a de l’homme, il y a de l’humain, depuis toujours. Le temps n’a pas de prise. C’est ça qui retient l’intérêt de notre chasseur d’images. La personne est centrale pour lui.![]()

Etre archéologue du présent c’est aussi convoquer la tradition. Voilà sans doute pourquoi le photographe dessine également. De plus en plus semble-t-il. L’intervention graphique fut présente chez lui dès l’origine : rehauts sur clichés, esquisses de mémoire. Il s’agit désormais de dessins de plus grand format, sur papiers triturés ou bien sur toile préparées. Les couleurs sépia et les fonds ocre évoquent les murs chaulés auxquels les fresquistes du quattrocento appliquaient leurs sinopies. Les techniques ont bougé, le geste demeure.

L’actuel procède d’une permanence
Jean Klepal 21 Juillet 2007
Merci à Jean Klepal (écrivain et éditeur) pour ce très beau texte.
Alain Nahum est né en 1948 à Paris. Cinéaste et plasticien, il collabore à de nombreuses revues et expose photos et dessins depuis plus de 10 ans.
Messages de gouttières
























