25 septembre 2008
Olivier BERNEX
BaltHazaR
Dona Levy
expose
peinture
du 21 Juin au 10 juillet 2008
LES VENUS DE BERNEX
Une toile de Bernex c’est une jungle dans laquelle on pénètre avec prudence, une Forêt Vierge forte de tous ses dangers, de toute sa violence ouverte, mais qui soudain nous apaise par l’apparition d’une Vénus, celle si douce de Praxitèle, jusqu’alors cachée par de grands arbres... Ces grands arbres, c’est la gestuelle vive et colorée qui indéfectiblement signe le style du peintre. Il aime le chahut qui cache le mystère, il aime brouiller les cartes, et lorsqu’il use de résines, il joue et jouit de cette magie qui agit comme un révélateur après avoir totalement occulté l’image. Bernex, c’est de l’énergie pure qui immerge la tendresse et enveloppe la douceur. C’est un secret qui ne se divulgue qu’à ceux qui cherchent. Bernex, c’est du free jazz qui délivre subitement un air connu de tous, C’est de l’eau-de-vie qu’on garde en bouche un instant afin qu’apparaisse le bouquet après la brûlure.
Explosion de couleurs, gestes fous, où brusquement une fleur éclate, mais
prenez garde que ce ne soit une plante vénéneuse, car si Bernex parfois nous ravit de frivolité avec ses « nus et dentelles », il n’a pas peur de s’attaquer à des sujets redoutables, comme celui de la Peste de 1720 à Marseille qui décima les deux tiers de la population et qui fait de lui un peintre dans la grande tradition des peintres d’Histoire. Et la plante se transforme en simple qui vous soigne car nul n’est censé ignorer l’histoire qui a fait de nous ce que nous sommes. Lors, il nous balade en taxi jaune dans la Médina de Sfax , et c’est une superbe synthèse de l’Orient et de l’Occident qu’il nous dévoile.
Il aime à citer cet aphorisme de Sénèque « Jamais rien ne surgit sans une certaine démesure ni un certain délire » qui résume bien son tempérament. Bernex insuffle dans ses toiles une vitalité hors du commun et nous la transmet par un simple regard.. Et quel bonheur !
Olivier Bernex est né en 1946 à Colombes
Diplômé de l’Ecole Nale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, il expose depuis 1961. Il a comme ni dieu ni maître mai ami Edouard Pignon, mais aussi Léo Ferré pour lequel il peint couvertures de recueils et pochettes de disques. Bernex vit et travaille dans les collines près de Marseille. D.L
les bleus sont plus profonds, les jaunes plus éclatants ...
série sur la Peste de 1720 à Marseille
LES VENUS DE BERNEX :
Ce ne sont pas de ces pluies qui caressent le visage, mais le fouettent, l'éclaboussent de bleus tendres ou plus durs, des coups de griffes d'une puissance toute animale pour dégrossir dans la masse une fine chevelure, des éclats de rouges bruns, sentiers de rouille le long de l'arcade, la touche semble fiévreuse ou fébrile, fougueuse certainement, quelques fois lapidaire : elle court de part et d'autre de l'arête du nez, danse sauvage au-dessus des paupières ciselées au couteau, recouverte d'une pâte presque grossière. Non ce ne sont pas des pluies de couleurs qui caressent le visage mais un orage dont la puissance a ce pouvoir étrange de dégager une entière plénitude : une Vénus encore plus apaisée d'avoir résisté aux assauts répétés du peintre : Olivier Bernex.
Olivier Bernex réinvente la sculpture par son geste pictural!
Amel Zmerli
Olivier BERNEX
Commentaires
Chère Dona,
j'ai composé un petit texte sur les Venus, et me suis permise de t'emprunter tes superbes clichés.
Je t'embrasse.
bonjour olivier
Je me souvient d'un très bon peintre je vois que non seulement il l'est resté mais en mieux peut-être plus mélancolique
Une amie de ta jeunesse christian et Liliane
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