Galerie BaltHazaR, Dona Levy

art moderne et contemporain, La Garde Freinet, Provence, France. © dona levy

06 avril 2007

Jacques BADEAU

EXPOSITION

Jacques BADEAU à la Galerie BaltHazaR

21 Juillet-10 août 2005

Secret, sacré,  panneau enrichi de deux acolytes, annexes subordonnées  et pourtant essentielles, le triptyque nous trouble. Pourquoi Jacques Badeau a t’il choisi d’explorer cette forme symbolique évoquant  instantanément les travaux des peintres médiévaux ? Un choc à la Cathédrale d’Aix en Provence, devant le buisson ardent de Nicolas Froment a déclenché le mouvement, et il nous en propose une transcription contemporaine, où graphes, palimpsestes et musicalité se conjuguent en de remarquables compositions faites avant tout de peinture...

Triptyques

ouvert                                          fermé

Badeau_triptyque2  Badeau_triptyque1             j       

     J (vendu)

...

Lorsqu’il est fermé, le triptyque de Badeau  est l’humilité même, le non-dit. Il est souvent gris, parfois marqué de quelques signes laissant augurer un événement. Un rai de lumière coloré le scinde en deux parties égales, mais rien n’est encore  décelé … le triptyque ne s’ouvre pas au premier venu, il choisit son  interlocuteur … Est-ce à un dieu hypothétique que le peintre s’adresse, ou à ses pairs, les humains ? Et ces griffes sur les battants ouverts  sont-elles sacrilège  ou bien simple représentation de notre monde ? Par les portes du triptyque nous pénétrons dans une description condensée de l’époque.

Une époque grave, où l’on voit pourtant se lier aux noirs profonds les couleurs, aux couleurs  les rythmes, telles des touches de piano dansant dans les turbulences.

Enfin ouvert, le triptyque nous offre sa force…et là, quelques fleurs de sang s’éparpillent en un bouquet précieux …là, tout miroir  choisi, réfléchi, abandonné se livre. Et c’est justement parfois d’un livre qu’il s’agit, d’un livre ouvert, d’un livre d’homme, qui va opérer comme reflet de l’altérité…

Quant aux estampes,  numérotées 1/1 c’est l’union habile de la peinture et de la gravure:  pointe sèche sur une plaque de métal, empreintes et traces de divers matériaux... puis, vient le travail d’essuyage que l’on dit  « retroussé », laissant sur la plaque un film imperceptible mais qui révèlera toute leur intensité à ces figures singulières...  Apparitions, disparitions, là encore, Jacques Badeau joue sur l’entre-deux, et ses fantômes d’encre nous coupent le souffle.

Dona Levy

2005

badeauaffiche 

Posté par dona levy à 18:57 - Jacques BADEAU - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

je suis une élève de Jacques Badeau, et je découvre ses oeuvres. Je dois dire qu'elles sont aussi vivantes et passionnées que le professeur! Nous l'admirons pour l'envie et le plaisir de dessiner qu'il nous communique tous les jours...

Posté par l'apprentie, 01 novembre 2006 à 05:18

J'ignore si Jacques Badeau dispense encore un enseignement mais je serais ravie de rejoindre le cours des apprentis... Ne sommes-nous pas d'éternels apprentis? Le message est un peu ancien mais si je pouvais avoir des informations, chère Dona...

Posté par AZ, 24 juillet 2008 à 23:32

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