29 septembre 2009
POT DE CLÔTURE MERCREDI 30 SEPTEMBRE à PARTIR DE 18H30
10 septembre 2009
Hep ! Ah ?? Ooooh !!!
Pour plus de détails, dona.levy@wanadoo.fr
27 juillet 2009
Jean Charasse, Alain Nahum
Jean Charasse
Sculpture
du 13 août au 6 septembre 2009
Vernissage
Jeudi 13 août
à partir de 18h
5, rue du Château
La Garde Freinet
06 18 99 34 90
Jean Charasse - Sculptures
Avec Jean Charasse, les formes et les matières les plus contradictoires s'épousent dans une harmonie parfaite, devenant des supra objets dont l'abstraction ouvre à un imaginaire tout personnel mais ou les lignes de force nous apparaissent toujours comme structurantes et, de fait, rassurantes par la belle énergie qu'elles dégagent. Il y a de l'Africain dans ses verticales raffinées, dans les patines dorées de ses assemblages de bois polis et de métal rugueux ou la rouille devient couleur. Jamais le regard ne se heurte à la matière, il passe au travers, retenant une forme aux élans constructivistes et spirituels. Comment ne pas voir, dans la pureté de cette alliance du bois et du métal, une superbe métaphore de la mixité... Et lorsqu'il assemble de simples cubes dans des équilibres défiant l'attraction terrestre, c'est la cité qui s'impose à nos yeux
Jean Charasse est membre du groupe MADI*, groupe qui s'efforce de trouver dans la sculpture géométrique abstraite un esprit à la fois rigoureux et ludique qui ne laisse aucune place à la préciosité. Et pourtant, quoi de plus précieux qu'une sculpture de Charasse !
* Groupe international né en 1948 sous l'impulsion du grand peintre uruguayen Arden Quinn
BaltHazaR
Dona Levy
expose
" Urbanités"
Alain Nahum
Alain Nahum
Photo
du 13 août au 6 septembre 2009
Invit_AN_JC
Vernissage
Jeudi 13 août
à partir de 18h
5, rue du Château
La Garde Freinet
06 18 99 34 90
Ouvert de 11h à 12h30 et de 18h à 19h30
du mardi au dimanche matin et sur rendez-vous
Les petits mots collés sur les colonnes de gouttières sont autant de bouteilles jetées à la mer et qui pourtant atteignent à tous les coups leur but.
On s'étonne de voir combien, à l'heure du net, les petits mots inscrits sur ces colonnes sont de précieux échanges entre nous, petits humains, quidams de la balade et de la déambulation dans les rues de nos villes. Voyez, observez comme l'écrit attire l'œil. Les gens s'arrêtent, lisent, notent des adresses... Une nouvelle fois, Alain Nahum nous invite à voir au delà du message proprement dit, ce qui, dans les déchirures et les superpositions, apparaît au final. Ces petits papiers deviennent à travers l'objectif, ce que les surréalistes appelaient des cadavres exquis... Car exquises sont les photos d'Alain Nahum, (ami des Pataphysiciens !), qui détournent le regard sans toucher à l'objet lui-même. Ces petits mots que le hasard a réunis sont parfois tragiques, des appels au secours, parfois délicieux, des invitations à danser sur les cordes de la vie... ils sont en tous cas toujours une découverte incongrue et impertinente, souvent cocasse. Inutile de rappeler que les photos d'Alain Nahum sont de qualité exceptionnelle, tirées à 8 exemplaires, numérotées et signées par l'artiste
Cliquez sur chaque photo pour l''agrandir
Quelques photos vu vernissage
à gauche, Jean Charasse
à droite Alain Nahum
20 juin 2009
Roland Buraud, Michel Houssin
BaltHazaR
Dona Levy
expose
"Humains trop humains"
Roland BURAUD
Peinture
Michel HOUSSIN
Dessin
Du 14 juillet au 9 août 2009
Des corps flottent dans un espace inconnu, dans cet espace intermédiaire pressenti par tant de civilisations, entre mort et au-delà. Des âmes errantes, souvent apaisées, parfois en colère ou agitées, aux tracés reflétant en concentré ce que fut la vie des corps.
Une dominante noire sous laquelle perce l'or
Entre l'être et le néant, il y a la peinture de Roland Buraud
Entre l'Orient et l'Occident. Entre la vie et la mort
J'ai pensé un instant vous livrer une page blanche: les mots semblent tous galvaudés et dire que c'est génial ne voudrait rien dire. Ne suffirait pas. Il a eu la mauvaise idée de nous quitter il y a seulement quelques semaines. Allions nous baisser les bras ? Lorsqu'on est en présence d'une telle œuvre, il faut le dire, le crier sur les toits, c'est dur, c'est puissant, c'est profond, c'est de la grande peinture. Stupides sont les mots tant usés, mais si j'ose, c'est parce que devant les tableaux de Buraud, on ne peut que se taire. Et comment, alors se fera la transmission ? Faudra t-il attendre des années pour que le bouche à oreille fonctionne ? Non, certes non, ses élèves sont là pour en témoigner. Ca ira vite, très vite, ça ne peut échapper, une œuvre comme celle-là est trop
indispensable, trop fondamentale.
Oui, je sais, ces scènes d'apocalypse, ces écorchés, sont bouleversants, un miroir insoutenable. Mais nul n'a su mieux que Buraud, unique enfant de Rembrandt, peindre la tragi-comédie de la vie.
Vernissage
Mardi 14 juillet à partir de 18h
Michel Houssin, son ami de longue date, vient nous redonner la respiration, nous qui avions le souffle coupé. Ses foules ne sont pas la masse compacte que l'on perçoit lors d'une manifestation, mais une multitude d'individus, de personnalités marquées, souriantes souvent, au regard acéré, à l'expression privée, unique. Ce grand dessinateur, outre ses foules majestueuses, capte les nuages, perce les mystères de l'unité du cheveu dans la chevelure et, jouant des ombres et des lumières nous donne à voir le vent et à entendre le silence. Il faut plus que des yeux, plus qu'une main habile, il faut être au dedans des choses et des gens. Michel Houssin, orfèvre de la mine de plomb, maître naturaliste, est aussi un poète dont l'œil discret et généreux sur nous autres humains nous rassure et nous fait du bien
Il fallait que ces deux amis se rejoignent, cohabitent en un même espace pour que se prenne la mesure de leur profondeur commune. Roland Buraud, Maître en peinture, Michel Houssin, Maître en dessin – Quelque part ces humains trop humains retrouvent leur marque conjointe dans ce village du fin fond des Maures.
D.L.
5, rue du Château La Garde Freinet 04 94 43 66 06/ 06 18 99 34 90
ouvert de 11h à 13h et de 17h30 à 19h30 du mardi au dimanche matin et sur rendez-vous
et sur rendez-vous
courriel : dona.levy@wanadoo.fr
31 mai 2009
Vive l'abstraction !
" Vive l'Abstraction !"
Abstraits des années 1930-1970
Jean Villeri
Suzanne Vigné
Vernissage
Jeudi 11 juin à partir de 18h
L'abstraction est sans doute la plus belle invention du cerveau humain
L'abstraction en peinture est une tentative d'interpréter l'indicible. Le XXème siècle a été maître en la matière. Abandonner la représentation de l'objet fut une véritable innovation qui commence avec Malévitch et qui court toujours, même si, en cette époque de questionnements les peintres reviennent doucement au figuratif, de peur sans doute injustifiée, de ne pas être perçus... Pourtant, quels plus beaux témoig nages que ceux des années 30, avec le mouvement Abstraction-Création (1931-36), qui a regroupé les plus grands peintres du XXème siècle ... les plus radicaux aussi, tant dans la mouvance géométrique (Mondrian, Kupka...) que lyrique (dont le terme a été adopté un peu plus tard)
En 1973, Max Bill réunit les artistes encore en activité et leur propose de lithographier les œuvres parues dans la revue éponyme du groupe. Trente magnifiques lithographies sont ainsi nées sous la direction des artistes eux-mêmes (lithographies signées et numérotées) ou de leurs ayant-droit. Vous pourrez ainsi découvrir les travaux de Sonia Delaunay Jean Hélion, Calder, Max Bill , et surtout ceux de Jean Villeri qui, pour notre plus grand bonheur, a vécu dans la région et nous a laissé quelques tableaux exemplaires: Huiles sur toiles, très en matières, des années 30 à 60, que nous sommes fiers de vous dévoiler, accompagnées des œuvres d'une grande dame de l'abstraction lyrique, Suzanne Vigné, ainsi que d'une autre Suzanne dont certains se souviennent ici, Suzanne Rodillon, très tôt influencée par les arts africain et océanien et dont quelques encres superbes vous révèleront d'évidence le talent. Cette exposition exceptionnelle me tient très à cœur et j'espère qu'elle saura combler vos attentes, vous qui, comme moi, aimez dans la peinture ce qui ne se dit qu'à mi-voix.
30 mai 2009
ABSTRACTION-CREATION 1931-1936
Groupe Abstraction Création : 1931-1936
Cliquez sur les photos pour les agrandir
Le groupe « Abstraction-Création » et la revue « Abstraction-Création, art non-figuratif », sont nés à Paris le 15 février 1931. Echapper à l’interprétation de la nature en était le mot d’ordre et les artistes, en réaction au Surréalisme, formèrent un groupe international dont les membres n’étaient autres que Arp, Kupka, Gleizes, Hélion... 400 artistes les rejoignirent, tels que Kandinsky, Mondrian, Calder, Sonia Delaunay...
En 1973, Max Bill réunit les artistes encore en activité et leur proposa de lithographier les œuvres parues dans les numéros de la revue. 30 magnifiques lithographies de format 84x66 cm sont nées ainsi sous la direction des artistes eux-mêmes ou de leurs ayant-droit.
Série 56/150 – 1930-1936/ 1973
Lithographies réalisées par l'artiste en 1973, signées et datées
Max BILL (1908/1994) Construction en deux parties 1934, Huile. (voir plus bas)
Alexander CALDER (1898/1976) Composition 1932, Gouache. (voir plus haut)
Sonia DELAUNAY-TERK (1885/1979) Rythme-Couleur n°816 1936, Gouache. (voir plus haut)
César DOMELA (1900/1992) Composition 1936, Relief.
Hans ERNI (1909/alive) Spirale 1936, Gouache.
Hans Erni
Hans FISCHLI (1909/1989) Spuren Auf weissem grund 3 1934, Huile.
Frantisek FOLTYN (1891/1976) Composition 1934, Huile.
Jean GORIN (1899/1981) Composition Spatio-Temporelle n°36 1936, Relief.
Jean HÉLION (1904/1987) Équilibre 1932, Aquarelle.(voir plus haut)
Théo KERG (1909/1993) Graphisme 1934, Dessin
Fausto MELOTTI (1901/1986) Les deux spirales et la fenêtre ovale 1934, Dessin. (voir plus bas)
Taro OKAMOTO (1911/1996) Espace 1933, Huile. (voir plus bas)
Mauro REGIANNI (1897/1980) Ritmo Geometrico 1932, Huile.
Hans Rudolf SCHIESS (1904/1978) L'appel 1930, Huile.
Henryk STAZEWSKI (1894/1988) Obraz abstrakcyjny II 1930, Huile.
Luigi VERONESI (1908/1998) Composition 1934, Gouache.(voir plus bas)
Paule VEZELAY (1893/1984) Grey Picture 1935, Huile.
Jean VILLERI (1902/1991) Composition 1932, Huile.
villeri
Gérard VULLIAMY (1909/1992) Composition 1933, Huile
Lithographies réalisées par un lithographe et signée par les ayant-droit
Hans ARP (1886/1966) Composition 1930, Relief.
Théo van DOESBURG (1883/1931) Composition 1930
Van Doesburg
Wassily KANDINSKY (1866/1944) Composition 1932, Lithographie
Frantisek KUPKA (1871/1957) Abstraction 1931, Gouache.(cliquez sur la page Kupka à droite: litho et dessin)
Lazlo Moholy dit NAGY (1895/1946) Construction 1932, Gouache
Piet MONDRIAN (1872/1944) Composition D 1932, Huile.
Anton PEVSNER (1844/1962) Naissance de l'Univers 1933, Huile
Wladislaw STRZEMINSKI (1893/1952) Kompozycja unistyczna 1931, Huile.
Sophie TAEUBER-ARP (1889/1943) Forme Bleu 1935, Gouache.
HuileGeorge VANTONGERLOO (1886/1965) Y=-X2+bx+c rouge-vert 1933, Gouache
Photos sur demande, contact : dona.levy@wanadoo.fr
Liste des prix :cliquez ici: prix_abstraction_cr_ation
Max Bill Melotti Veronesi Okamoto
fishly foltyn
22 mai 2009
Hommage à Roland Buraud
06 mai 2009
L'ARBRE
A VENIR
" ARTISTES AUTOUR D'UN ARBRE"
du 19 au 31 mai 2009
dans le cadre du Festival du Freinet
EXPOSITION COLLECTIVE
Vernissage Mardi 19 mai à partir de 19 h.
Dès la plus tendre enfance, un arbre existe en notre imaginaire. Qui ne s'est pas essayé à dessiner un arbre, un bonhomme, une maison ? Un arbre, quoi de plus familier, de plus élémentaire, un tronc, une couronne ou des branches. Pourtant, chêne ou roseau, écorces rugueuses ou lisses, hiver ou été sont autant de façons de figurer "son" arbre, (et qu'en disent les psy !). Et puis il y a les choix à faire pour le représenter : mines de plomb, encres, acryliques, huiles, photos, sculptures...à chacun son arbre. Enfin, il y a le reste, l'essentiel, ce qu'on pourrait appeler l'âme, ou l'esprit. Comment capter et transcrire cette chose informe sans être un peu visionnaire ? Les artistes le savent bien qui font de ce compagnon vital une icône leur offrant toutes possibilités de se définir, dans un face à face qui invite à l'humilité. Autant et peut-être mieux qu'un nu, l'arbre, aux lignes simples et complexes à la fois, révèlera leur personnalité ... et nos affinités
Aujourd'hui, éveillés sur la situation fragile et fondamentale de l'arbre sur notre petite planète il est l'objet de toute notre attention.
La galerie BaltHazaR présentera, dans le cadre du Festival du Freinet et jusqu'au 31 mai une exposition qui regroupera une vingtaine d'artistes, dessinateurs, peintres, sculpteurs et photographes parmi lesquels :
André-Pierre Arnal, Gérard Binagot, Facundo Bo, Michel Coquery, Anne-France Frère, Patrice Henry-Biabaud, Michel Houssin, Bernard Le Huche, Jean-Paul Lemarquis, Marouchka Morgenstern, Alain Nahum, Michel Potage, Barbara Petzel, Raùl Schneider...
La confrontation entre toutes ces oeuvres sera belle et intéressante, je vous le promets !
1) Michel Potage 2) Alain Nahum 3) Raùl Schneider
18 janvier 2009
Marouchka MORGENSTERN
Dona Levy
expose
Marouchka Morgenstern
éléments-sediments
Tempera
du 22 Juillet au 12 Août 2008
ouvert de 11h à 13h et de 18h à 20h
du mardi au dimanche matin
et sur rendez-vous
Marouchka est fille de la colline, et je crois bien que nul peintre sur cette terre n’a conçu une œuvre aussi fusionnelle avec la nature qui l’environne. Et cette nature, forte des quatre éléments qui la composent, lui a transmis intensité et harmonie, qu’elle n’a cessé de lui restituer comme une offrande dans ses œuvres.
La terre de mica aux particules étincelantes, le feu d’un bois calciné, le bleu outremer des profondeurs marines de notre Méditerranée, cet autre bleu azur des ciels… Marouchka en joue, jusqu’à décliner les bleus de cette onde cobalt qui unit la Grèce à notre Provence, elle joue enfin avec l’air lorsqu’elle dompte les noirs de suie, les répandant en volutes de fumée sur la surface choisie.
Lorsqu’elle gravit la colline jusqu’au Fort, elle investit l’oppidum qui, tel un lieu sacré, lui délivre dans le souffle du vent un chant antique. C’est alors une sorte de parcours initiatique où chaque caillou, chaque pierre taillée la questionne, la transporte vingt-cinq siècles plus tôt dans la Grèce des mystères. L’oeuvre de Marouchka est une tentative de retrouver dans l’observation des sédiments déposés tout au long des siècles en couches successives comme mille empreintes, mille témoignages, la mémoire de ces cérémonies sacrées qui inspirent sa démarche. Ainsi ce bois gravé tel un ésotérique palimpseste sur lequel la terre vient s'incruster ou encore ces vagues de terres ocrées ondulant comme des dunes sur le papier. Qu'elle utilise la terre du Sinaï ou celle du Fort chargée de mica, elle fait surgir des silhouettes d’ombres et de lumière qui s’animent tels des pensées en goguette, fluides dansant entre les vieilles pierres.
Marouchka excelle à la tempera, technique ancienne usant de l’oeuf et des pigments naturels issus des sables et terres qu’elle trouve sous ses pas. Une peinture de matières qui permet transparences et glacis et rehausse les contrastes entre la matité des sédiments et le scintillement des grains de mica.
Une peinture où tous les éléments se conjuguent, une abstraction douce et profonde qui déclenche l’imaginaire et fait la part belle à la contemplation créative, à la méditation
D.L.
Marouchka Morgenstern est née à Draguignan. Elle expose depuis 1978, et un grand nombre d’œuvres ont été acquises par des collectionneurs privés et des musées, en France et à l’étranger
Et Amel dit :
C'est depuis ces ombres massives, dans l'épaisseur ou la caresse du noir que Marouchka Morgenstern nous fait entrer par effraction dans un monde silencieux, froissé comme un parchemin dont il resterait des signes rescapés du feu? Un monde qui crache de la lumière depuis une zone d'échancrure ou d'un point incandescent. La lumière est feu sous la rectitude d'un tracé qui ne se destine nulle part en particulier. Une poignée de pigments s'étire, jaillit une verticalité. Ce qui était engourdi se réveille ou réveille un espace brut, sauvage, noble. Marouchka Morgenstern peint la vérité des matières, serre picturalement cette vérité des pigments, du bois igné, de la cendre...
Œuvre de recul, Marouchka la prométhéenne dérobe le premier feu. La porte cerne la temporalité même du geste coulé dans la dense colorature d'un champ de mémoire, quand elle s'ouvre sur le schème de I'Alpha, chiffre premier" dira Antonia Soulez.
Elle travaille à même la vigueur ou la fragilité de ces matières à la recherche d'une généalogie, d'une histoire qui se serait écrite en demi-reliefs, entre les reliefs, en demi-teintes et entre les teintes. "
DIS VOIR
Dis voir, au soir, l'encens c'est l'orient
d'or en poussière scintillant sous le bois.
je te vois en forêt chercher de quoi effeuiller
la matière, l'habiller d'ornements sur le divan.
C’est cela qu’à mi-voix, tu racontes
penchée dans les sous-bois, à genoux
sourcière de don divin. A tes ancêtres
tu dis peut-être : ce bois de vie a recueilli
les traces dont la chair exhalée boit l'ombre
de mes taillis, je fouille et ravis les pigments
de la terre, soyeux et mirifiques
dans la cendre réminiscente.
Antonia Soulez
01 janvier 2009
Bonne Année
07 décembre 2008
Raùl SCHNEIDER
du 23 Juin au 15 Juillet 2007 à la Galerie BaltHazaR
Les dessins à la plume de Raùl Schneider
(cliquez sur chaque photo pour l'agrandir)
...les aquarelles et pastels gras
Venu du Chili en 1973, Raùl Schneider a apporté dans ses bagages les couleurs de l'Amérique Latine. Maître de l'aquarelle et du pastel à l'huile, son oeuvre, nous transporte dans un monde riche des métaphores poétiques de l'enfance. Ses dessins à la plume illustrent de nombreuses revues littéraires.
Raùl SCHNEIDER
BaltHazaR
Dona Levy
expose
rAUL schneider
Dessins à la plume et aquarelles
du 23 juin au 15 juillet 2007
5, rue du Château 83680 La Garde Freinet France04 94 43 16 07 / 06 18 99 34 90
Comme devant une scène de théâtre absurde, où la cohérence est balayée par la folle alliance de personnages, héros discrets d’une scène improbable, d’animaux étranges et d’objets posés là comme des jouets mal rangés,dans un décor minimal constitué d’un unique végétal ou d’un insecte géant, les dessins de Raùl Schneider s’installent dans notre imaginaire, le faisant travailler sans répit ni relâche. Ils viennent interroger, tourmenter, agacer, et notre désemparement n’en est que plus captif. Reste que non seulement le dessin à la plume rehaussé parfois d’aquarelle est beau, raffiné, d’une précision horlogère, extrêmement original, mais encore, il nous promène dans le monde de l’enfance avec son lot de frayeurs ou de plaisanteries malicieuses, de galéjades et de pitreries.. Ou bien, il nous transporte dans des paradis retrouvés, où tout n’est pas si rose, mais où le petit enfant que nous sommes se perd avec délectation. Entourés d’animaux chimériques quelque peu effrayants et pourtant familiers, chauve-souris ou serpents, allégories, chiens palmés, chevaux de bois, entre Alice et Pinocchio, entre Ubu et Oz , les personnages de ce cirque magique, humains plus qu’humains, souvent cabossés, se tiennent pourtant par la main et l’on sent qu’entre eux se sont tissés des liens indestructibles. Et lorsqu’il leur arrive de se bagarrer, c’est pour nous ramener encore dans les cours de récréation... Dans le clignotement d’un œil ouvert et fermé à la fois, comme pour mesurer l’impact de rêves architecturés, l’univers de Raùl Schneider opère en quelque sorte une fascinante synthèse entre la littérature surréaliste et baroque des grands maîtres latino-américains, Borgès, Cortazar, Vargas-Llosa, Bolaño ... et les grands mythes ou contes fantasques, dans lesquels viennent subrepticement se mêlernos objets du XXI ème siècle.Quant aux aquarelles proprement dites, oscillant entre l’abstrait et le figuratif, elles nous propulsent instantanément sur les terres colorées des Indios du Pacifique d’ou Raùl est natif..
Raùl Schneider est né a Santiago du Chili en 1945 et s’installe en France en 1973. Il a été professeur de dessin, conférencier à Beaubourg... Il a illustré de nombreuses revues. et expose depuis 1965 en Europe et en Amérique Latine.
D.L.
04 décembre 2008
fin de partie 2008
Clôture
mardi 30 septembre 2008
De 18h à 20h
avec
par ordre d'entrée en scène pour la saison 2008
à l'entracte sera servi
un verre de rosé frais
Galerie BaltHazaR
5, rue du château
83680 La Garde Freinet
06 18 99 34 90
Pour plus de détails, voir les pages de chaque peintre à droite de l'écran
N'oubliez pas de cliquer sur chaque photo pour l'agrandir
Pour les prix, appelez Dona au 06 18 99 34 90
01 décembre 2008
La Galerie BaltHazaR à La Garde Freinet (Var)
Un jour de pluie
un autre jour, en septembre...
28 novembre 2008
Jacques BADEAU
Jacques BADEAU
Peinture et pointes sèches
du 13 au 30 septembre 2008
Halte à ceux qui ne veulent voir dans la peinture que des éléments décoratifs pour égayer leurs murs! La dernière série de Jacques Badeau n'est pas de cet ordre.
Elle parle du dernier tableau de Van Gogh, de cette toile peinte juste avant son suicide à Auvers-sur-Oise, "Champ de blé aux corbeaux" où l'on voit simplement une nuée d'oiseaux noirs planant au dessus d'un champ jaune, entre chien et loup, un soir d'été.
Quelques lignes horizontales.
L'exercice auquel s'est soumis Jacques Badeau n'était pas facile. Tirer de ce tableau les lignes maîtresses, jusqu'à la corde, n'en garder que le squelette.
Aller à l'essentiel, puis, rechercher l'expression contemporaine de cette icône hautement symbolique d'une tragédie. Repérer l'épure, trouver les lignes de force et adopter le propos, le faire sien.
Rencontrer le peintre Van Gogh pour retrouver en lui non pas le geste, non pas les couleurs, mais l'homme, dans sa condition ultime, retrouver son état, son appréhension, sa profondeur. Cet homme, qui n'était qu'un pauvre humain de la fin du XIX ème siècle, s'abandonne dans la peau et les brosses de cet autre humain qu'est Badeau, 120 ans plus tard... C'est un hommage, un héritage, un prolongement, une façon personnelle de faire revivre l'homme Van Gogh.
Et la vie reprend ses droits.
Quelques lucioles éparses, taches de couleur dans ces gris lumineux, dans ces bruns de limon et ces blancs primordiaux... Deux ailes noires s'ouvrent sur ses triptyques, formes de prédilection chez le peintre, (voir l'expo de 2005) rappelant ces corvidés qui après tout n'ont pour malheur que d'être noirs ! Ode au corbeau, transformé sous les doigts de l'artiste en oiseau par excellence, majestueux, superbe. Alors, comment fait-il, ce magicien de Badeau pour que ses tableaux issus d'une telle tragédie, comme ces oiseaux, nous transportent de joie et d'émerveillement ? est-ce la subtilité de ses couleurs, le raffinement de ses matières, est-ce cette union de la force et de la délicatesse ?
Allez comprendre ! D.L
Jacques Badeau est né à Issé en Loire Atlantique
Professeur à l'Ecole Supérieurz E.C.Vd'Aixen Provence
Expose depuis 35 ans (Paris Nice, La Havane ...) et est
présent dans les musées de Séoul, Nantes et en vidéo à Beaubourg
cliquez sur chaque photo pour l'agrandir
Alain NAHUM
Dona Levy
expose
Alain Nahum
Dessins et Photos
du 18 Juillet au 12 Août 2007
I ) Ses photôômes extraordinaires
Papiers de nuit
Photos
Quoi de plus banal, de plus ordinaire qu’un papier mouillé, qu’un mouchoir tombé dans le caniveau un jour de pluie. Alain Nahum nous convie à découvrir leur état second.. Ces déchets voués avec raison aux gémonies et à nos poubelles, échappent, l’espace d’une fraction de seconde, à leur sinistre destin.
Ils se métamorphosent et, d’objets terre-à-terre deviennent, sous l’objectif –subjectif d’Alain, des sujets aériens. Délivrés de leur condition de déchet, ils apparaissent dans une autre dimension et deviennent alors danseur ou vierge folle, homme des sables ou djinn. Les gouttes de pluie se transforment en ciel étoilé...
Les tirages de haute qualité vont des noirs les plus profonds aux blancs étincelants et l’on a peine à croire que ces gracieux fantômes sont des photos, tout simplement des photos, sans la moindre retouche, qu’un quidam, ému ou enrhumé, a laissé tomber là, sur l’asphalte.
Ses ombres suspendues
lire le texte de Daniel Sibony__"ombres_suspendues"
II) Et les dessins du même Alain NAHUM
Murmures
Dessins
Sur les murs de nos villes, des ombres se révèlent et réveillent nos mémoires.
Surgissant des aspérités, des formes se dégagent, silhouettes multiples aux regards inquiets, étonnés, émerveillés, corps emmêlés comme un puzzle d’âmes émergeant des surfaces minérales. Alain Nahum sait les repérer et nous les livre comme des évidences, les soulignant d’un simple trait de pastel ou de fusain. Ou bien, il se saisit des grains du papier, des pliures, des cassures, qui restituent si bien la rugosité de vieux enduits sur lesquels ses dessins virent par enchantement en graffitis.
De l’enfant au vieillard, toute la gamme des expressions humaines se lit sur les visages de ces petits êtres, rassemblés par la famille ou par l’exil. Lovelovés dans l’unité enveloppante des sentiments, continents réunis après la dérive, toutes ces créatures, fragiles et innocentes se confondent et dévoilent mille émotions allant de la surprise à l’égarement, de la jouissance à la confiance, de la peur à la compassion ... Elles nous relatent la vérité simple d’un geste, d’une rencontre, d’une main posée sur une épaule, d’une lèvre contre une joue...
Le gris de la cité, l’ocre de la terre, le rouge de la brique s’harmonisent en un décor aux fondamentales couleurs urbaines.
Les deux techniques procèdent de la même démarche. Alain Nahum , tel un anthropologue, tente de retrouver la trace que laisse l’humain sur son passage, et son regard agit comme un puissant révélateur,
pour notre plus grand plaisir ! DL.
(cliquez sur chaque photo pour l'agrandir)
all photos copyright Alain Nahum
Au cœur du massif des Maures, à La Garde Freinet, galerie Balthazar Alain Nahum expose dessins et photos, pour la première fois ensemble. Depuis ses premiers travaux sur les passages piétons et leurs résonances graphiques*, il poursuit sa traque de l’humble non vu, scotomisé car trop banal et habituel. La prolifération des signes ou des traces occulte généralement leur intérêt. Trop, comme une évidence, dispense de réflexion. Marc de café, murs écaillés, plantes desséchées, affichettes dilacérées, débris jetés au sol, empreintes ou vestiges, ne sont qu’abandons, déchets ou usures tellement accoutumés qu’on n’y prête plus guère attention, sinon pour les omettre. Sécrétions naturelles, sécrétions humaines, sécrétions sociales, gestes intemporels, gestes universels. L’art est humblement tapi sous nos pas, il bourgeonne au trottoir. Le minuscule monumental n’attend qu’un regard pour apparaître en majesté. Magie évocatrice du détritus, hideuse beauté rimbaldienne de nos abandons. Il faut un œil attentif, exercé, curieux, sans cesse à l’affût, de jour comme de nuit, pour les saisir. « Donner à voir » est le beau titre d’un recueil de Paul Eluard
![]()
Capteur de mouvement puisque cinéaste, notre homme est aussi photographe à l’arrêt. Il débusque les métamorphoses de notre quotidien pour en célébrer la noblesse imprévue ; il nous confie ses étonnements instantanés en fixant les reflets de passants pressés par la pluie. Ils vont à pas rapides se mettre à l’abri ; son objectif les saisit tranquillement à revers et nous en propose des visions surréelles parfois proches de Magritte. L’insolite est l'habitué. Nahum nous prend sans cesse au dépourvu, simplement, sans aucune malice. Parce qu’il témoigne il nous convoque : parmi tout, voilà ce qui mérite aussi une extrême attention, regardez puisque c’est de nous qu’il s’agit. Archéologue du présent il nous montre les elfes, les danseuses et les tessons de l’antique Perse ou de l’Etrurie dont est constellé notre espace public. Tout change, croit-on, alors que dans le même temps tout demeure à l‘identique. Là où il y a de l’homme, il y a de l’humain, depuis toujours. Le temps n’a pas de prise. C’est ça qui retient l’intérêt de notre chasseur d’images. La personne est centrale pour lui.![]()

Etre archéologue du présent c’est aussi convoquer la tradition. Voilà sans doute pourquoi le photographe dessine également. De plus en plus semble-t-il. L’intervention graphique fut présente chez lui dès l’origine : rehauts sur clichés, esquisses de mémoire. Il s’agit désormais de dessins de plus grand format, sur papiers triturés ou bien sur toile préparées. Les couleurs sépia et les fonds ocre évoquent les murs chaulés auxquels les fresquistes du quattrocento appliquaient leurs sinopies. Les techniques ont bougé, le geste demeure.

L’actuel procède d’une permanence
Jean Klepal 21 Juillet 2007
Merci à Jean Klepal (écrivain et éditeur) pour ce très beau texte.
Alain Nahum est né en 1948 à Paris. Cinéaste et plasticien, il collabore à de nombreuses revues et expose photos et dessins depuis plus de 10 ans.
Messages de gouttières
26 novembre 2008
Shigeo SHINJÔ
Actuellement à la galerie Akié Arichi rue Keller Paris Novembre 2009
Des millions
d'années coulent entre ses doigts. Et avec le temps, les oeuvres accentuent
leurs contrastes, la concentration se révèle et prend toute sa force.
l'air, le
vent, les éléments sont contenus dans l'oeuvre de Shinjô
Une oeuvre
qui marie avec raffinement deux cultures . Le thème est celui qui profondément unit les
hommes de cette planète: l'Espace-Temps.
Lignes,
strates, dunes, paysages
Les formes
que prend le papier entre les mains de Shinjô sont celles de l'air, de la lumière,
Shinjô
parvient à donner une forme à l'immatériel. Tout est là, fait simplement de juxtapositions
de papier, blanc, noir. Simplement du papier.
Shigeo
Shinjô est né à Osaka en 1945
Dona Levy 18/5/92
.
26 octobre 2008
Suzanne RODILLON
quelques oeuvres sur papier de
Suzanne RODILLON
encre et gouache 1956 (35 X 48)
*** lire les 2 très beaux textes de Orlando de Rudder sur Suzanne Rodillon :
cliquer ici :17_d_c et 18_ao
AVIS à ceux et celles qui aiment Suzanne et qui possèdent des oeuvres (toiles ou papiers): Je souhaite faire une exposition de cette grande dame. Contactez moi . dona.levy@wanadoo.fr
03 octobre 2008
André-Pierre ARNAL
BaltHazaR
Dona Levy
expose
à fleur de peau
Espace toujours présent, ouvert, sidéral, Temps signifié par le choix des supports, ardoises d’écoliers ou se dessinent les rêves de l’enfance, collages de fins papiers de soie, découpes de peinture, à fleur de peau, de cette fine pelure dont la peinture se recouvre lorsqu'elle sèche, couleurs vives, André-Pierre Arnal prépare ses "Météorites" dont il dit qu'ils sont des "ensembles composés de vides, de manques, de non-dits". Ses toiles sont des villes vues d'une autre galaxie, ou bien ce sont les traces laissées par le temps sur les vieux murs de nos cités. Souvent les fragments découpés sont obliques comme le sont les rais du soleil au travers des persiennes, comme l’est aussi l’écriture penchée de ses "leporellos", opuscules en accordéon où poèmes manuscrits et œuvres picturales se répondent en miroir, livres uniques, œuvres d’art et de réflexion.
Il déchire, il arrache, il froisse, puis recompose un univers nouveau, toujours harmonieux, se servant de vieilles cartes pliées et dépliées cent fois, lambeaux de paysages, débris d’un vieux monde qu'il ré assemble, réinventant en un ordre choisi une autre nature, une quatrième dimension, celle de l’esprit sans doute, divaguant dans les sphères chaotiques de l'imagination... Quel malicieux plaisir a-t-il de bouleverser cette géo-graphie ?
N'y a t'il pas justement urgence à la refaire ?
Retour du Japon
André-Pierre Arnal est de ceux qui ont décloué la peinture du châssis omniprésent jusqu'alors, supports étranges, surfaces nouvelles, hors-cadre, "Support-Surface" dont les camarades de jeux étaient Viallat, Bioulès, Pincemin, Dezeuze, Pagès... Sa démarche actuelle ne trahit pas celle des années 70. Arnal est un inventeur de formes poétiques magnifiques, éclatantes de couleurs et d'équilibre.
D. L.
" ... sensations incertaines entre l'absence et la présence dans la dérive des rêves ..."
(Henri Michaux in "la vie dans les plis")
"André-Pierre Arnal, Continent intime" ed actes sud
André-Pierre Arnal est né en 1939 à Nîmes,
Les 13 et 14 septembre pendant les Journées du Patrimoine, seront inaugurés les vitraux de l'Eglise romane de St Raphaël, exécutés d'après ses projets par les maîtres verriers Duchemin (Paris)

Nombre de ses pièces ont été acquises par les musées et collections publiques et privées en France et à l'étranger, et son œuvre a été maintes fois saluée par de nombreux poètes et écrivains (Bernard Noël, Tahar Ben Jelloun ...).
(Cliquez sur chaque photo pour l'agrandir)
André-Pierre Arnal : une poésie dans les plis
par A.Zmerli
Le geste se retourne sur soi, il répète un morceau de monde, une carte que l’on voudrait plier et déplier à l’infini pour en explorer tous les possibles, Klee déjà inaugurait ce chemin de couleurs quadrillé comme des labyrinthes ouverts aux embarcations, aux villages dromadaires, aux voûtes florentines, aux maisons basse et lointaines des villages du Sud… André- Pierre Arnal ne cherche plus à évoquer le pliage, il l’exécute sans se soucier ou plus exactement avec le souci de s’en remettre au hasard, « qui de toute façon ne fera pas plus mal les choses ». S’il est un art d’apprivoiser ou de dompter le hasard, l'oeuvre d'André-Pierre Arnal en est l'illustration. "Certains peintres disent tout dans une seule toile (leur palette, leur poétique, leur dessin, leur thématique). Chacune de mes peintures, au contraire, n'est qu'un morceau d'un grand ensemble qui se développe dans le temps et dans l'espace."
tels sont les mots de ce chercheur qui arpente les surfaces, essayant de leur faire dire tout ce qu'elles ont à nous dire.
Les couleurs, une fois arrachées à leur premier support sont déposées et disposées sur la toile, ramassées, combinées. Quelque chose se compose ou se recompose, se reforme là proche d’une poésie visuelle. Le pliage combine des figures qui s’ajointent, installant une dynamique comme la marche d’un langage débarrassé de toute nécessité. Ces veines entre et sur les couleurs juxtaposées, des paroles de terre ou de ciel ? Une cartographie aléatoire pour une aventure universelle : galeries après galeries, des éboulis, des semences, des arêtes de bois, chemins de croix, montants et descendants, vallées et hauts plateaux de verdures ou d’ardoise, ses couleurs déportées-reportées arrosent des plaines fertiles et fécondes en de nouveaux labours. Un arrachement ? S’il en est. S’il en naît depuis les cartes routières, les coupures imprimées qu’il découpe et sur lesquelles il fait couler ses pigments nous offre un monde incroyablement tactile : promesse d’un nouveau langage ou retour à un très vieux langage ?










































































































BaltHazaR Dona Levy expose















































